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11 janvier 2020

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Au resto chez Jean-Phi

par Hervé

Belle météo ce samedi, on file au resto à Auch. Le régime de janvier attendra…

Un très beau week-end s’annonce en ce début de janvier.

– Seriez-vous partant pour une sortie resto à Auch demain samedi ?
C’est le petit texto que nous envoie Eric vendredi !
Ma réponse fut brève :
– Ok pour moi.

Rendez-vous est pris pour samedi matin à 10h. Dommage nous ne sommes que trois, Eric, Pierre et moi-même. D’autres auraient bien voulu se joindre au groupe mais des impératifs déjà planifiés les en ont contraints.

Une fois au terrain, nous commençons par un bon café bien chaud, préparé par Eric arrivé le premier. Puis nous sortons les machines et effectuons les opérations d’usage : gonflage des pneus, nettoyage, pleins et prévol. RAS, tout est OK.

Bien que la journée soit magnifique, le terrain demeure bien gras. Ben oui, c’est l’hiver, faut pas l’oublier. Ça colle aux godasses, les pieds sont lestés. Après une inspection approfondie de la piste nous décidons de décoller en 31. Combinaison, cagoule, gros gants (sauf pour Pierre 😀, of course), nous voilà équipés, fin prêts. Déco à 11h30.

Le vol est super agréable, le vent est nul comme en témoignent les fumées de Golfech, droites comme deux I. Les rotors se régalent dans un air à 3 ou 4 degrés, pas plus. La vue des Pyrénées depuis là-haut est toujours aussi magnifique, peut-être encore plus l’hiver. Bientôt la piste d’Auch est en vue, on bascule sur la fréquence dédiée. Pas grand monde dans le circuit, on se pose en file indienne, après avoir parcouru environ 60 km en 35 minutes.

Lors du roulage pour accéder au parking, je ressens une odeur de cramé accompagnée d’un petit nuage de fumée sorti de sous mon siège. Je comprends immédiatement que mon compresseur d’air est en train de me lâcher. Je l’arrête illico. Une fois les machine parquées, Eric me confirmera le diagnostic. « Allons déjeuner, on verra bien tout à l’heure lors du retour ! » me dis-je.

Eric et Pierre au parking d’Auch

Fidèle à lui-même Jean-Philippe nous attends, caché derrière la porte. « Ah voilà les autogires du Bois de la Pierre ! ». Pour ceux qui l’ignorent, Jean-Philippe Baelde est le chef réputé du restaurant de l’aérodrome de Auch qu’il a ouvert en 2004. Il a bien connu les autogires d’Aubiet et surtout Michel Deluc qui l’a fait volé. On peut dire qu’il connait tout le monde : footballeurs , chanteurs, hommes politiques … Il est une source intarissable d’anecdotes.

Jean-Philippe Baelde devant le grill.

Apéro, garbure, buffet d’entrées, magret, légumes, buffet de desserts étaient au menu du jour. On profite, on est venu pour ça. Le régime c’est pas pour aujourd’hui, mais ça je l’ai déjà dit. Outre les quelques (gros) euros, nous laisserons derrière nous, sous la table, de jolis (petits) tas de terres, en souvenir de notre piste bien grasse. Jean-Philippe ne nous en remerciera pas 😎.

La garbure est servie.

C’est la peau du ventre bien tendue qu’il faut penser au retour. Compte tenu de l’état de mon compresseur, je pressens que le prélancement sera compliqué. Aussi nous décidons de décoller sur la dur. Je m’annonce, me présente sur la piste et appuie sur le bouton du prélanceur. Rien ne se passe. Pas assez de pression dans le piston, pas de montée du bendix, pas de prélancement. Et pour couronner le tout un 3 axes s’annonce en contre QFU et s’impatiente.

Après plusieurs tentatives, je prend le risque d’actionner le compresseur. La fumée sort à nouveau de sous le siège. L’oeil rivé sur le mano je regarde l’aiguille bouger très lentement. Avec 1 bar, le piston veux bien tendre la courroie, le bendix veux bien monter, le rotor veux bien prendre quelques tours. Ah biquette, biquette ! Je coupe le compresseur et met le manche au ventre avec moins de 100 tours affichés. En accélérant très lentement le rotor atteint gentiment son régime me permettant enfin de décoller, suivi par Eric puis Pierre. Il était temps car le trois axe se présentait face à Pierre, le dernier à décoller. Gonflé le gars !

Je sais que les anciens décollaient tous sans prélanceur mais partir avec moins de 100 tours rotor était une première pour moi. Mais no stress.

Le retour nous permet d’admirer encore une fois les Pyrénées sur notre droite, le bassin Toulousain sur notre gauche et le Volvestre qui se dessine de plus en plus devant nous. Les hangars du Bois de la Pierre apparaissent, avec beaucoup de voitures sur le parking. Le vol du retour aura été un peu plus rapide mais également un peu plus physique sans le trim.

Super ballade, merci Eric et Pierre. Quant à moi je me dépêche de changer se foutu compresseur pour être prêt pour de nouvelles aventures.

Hervé

Selfie à Auch devant ma machine.
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2 commentaires Rédiger un commentaire
  1. Mar 9 2020

    Chouette balade vous nous donnez envie d’être avec vous.
    A bientôt au Bois de la Pierre pour le 37 ième rassemblement
    Charles
    😉

    Répondre
  2. Foulon
    Jan 15 2020

    Super compte rendu d une sortie resto réussie…..le pèse personne le confirmera dès le lendemain !!!!!

    Répondre

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